Une rencontre très sportive (I)

Prémices

Cela faisait un moment que je l’avais repérée, mais impossible de la croiser vraiment. A chaque fois je partais quand elle arrivait, ou l’inverse. Mais aujourd’hui, elle est là. A quelques foulées devant moi. Quelques belles foulées, aériennes et pourtant puissantes. Restait à me rapprocher discrètement, sans avoir l’air de la suivre. Mais ce que je voulais vraiment, c’était la voir en face, croiser son regard peut-être.

Pour l’instant, je suis derrière elle. Mince, ou plutôt élancée. La peau cuivrée, rehaussée par la lumière du soleil rasant de cette fin de journée douce d’un été finissant. A peine (dés)habillée par une tenue de sport de la même couleur que sa peau pain d’épice. Elle porte un short, très court. Et très moulant. Qui dévoile largement le haut de ses cuisses, pour ne pas dire la naissance de ses fesses, rondes et bien galbées. En fait, je ne me demande si c’est un short ou une jupe short. On verra plus tard.

Je suis encore un peu loin, et j’accélère doucement pour la rattraper. Le temps d’admirer ses jambes musclées et fuselées. A la faveur d’un tronc d’arbre en travers de la piste qu’elle saute avec légèreté, je peux constater qu’elle porte en fait une jupe très moulante faite de je ne sais quel tissu élastique. Le saut l’a quand même fait légèrement remonter. Assez pour dévoiler ses fesses un peu plus haut et me permettre de supposer … qu’elle ne porte rien en dessous. C’était fugace, et délicieux.

J’ai hâte de voir si l’endroit vaut l’envers, mais je n’ai pas non plus envie de la doubler et me retourner pour mater. D’abord, ça ne durerait pas assez longtemps, et puis, c’est grossier.

Je connais assez bien les lieux pour savoir qu’un chemin en sous-bois longe la piste que nous suivons. Je vais pouvoir le prendre un peu plus loin. Il me faut accélérer de nouveau pour la doubler. D’abord parce que c’est manifestement une fille entraînée. Son allure le prouve. Mais aussi parce que le terrain est un peu plus sauvage. Heureusement, il n’y a pas trop d’embûche et je peux surveiller régulièrement la piste en bordure du bois. Quelques centaines de mètres plus loin, je vais pouvoir revenir dessus en ayant pris assez d’avance. Et en ralentissant l’allure. Pour prendre le temps. De la voir arriver. Une gazelle ? Non, trop fragile. Elle a une allure féline. Un corps tonique, des épaules droites qui soutiennent une poitrine généreuse. Plus elle approche, plus elle se dévoile. C’est bien une jupe qu’elle porte.  Tenue plutôt incongrue vu le lieu, et l’activité…

Taille basse, laissant voir un ventre plat mais musclé. Son haut est aussi moulant que sa jupe, de sorte qu’il ne pourrait cacher la présence d’un quelconque tissu en dessous. Pas de soutien gorge, donc. D’ailleurs, la caresse du tissu ne doit pas laisser indifférents les seins de la jeune femme. Ses tétons pointent furieusement dessous. Cette absence bienvenue laisse entrevoir des seins fermes et bien ronds, que souligne s’il en était besoin une taille fine au dessus de hanches bien marquées.

Encore plus près je peux détailler ses traits. Son visage reflète une belle sérénité dans l’effort. Pas de trace de souffrance. Souffle régulier. Le mien a plutôt tendance à s’accélérer, mais ce n’est pas à cause de l’effort. J’ai le temps de voir ses yeux verts, en amandes, et ses pommettes hautes. Ses cheveux châtains teintés de reflets roux, attachés haut, en une queue de cheval bien fournie laissent deviner une chevelure abondante.

Lumineuse. Elle est lumineuse et féline. Sauvage. Quelque chose d’animal et sensuel se dégage d’elle. Et j’ai vraiment envie d’en savoir plus. Sans rien brusquer pour autant.

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